Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC : décentrement et bascule
Publié le 22 septembre 2013 dans Actualités Articles et dossiers par Volker Gilbert

Qualité optique
La construction du Samyang T-S 24 mm f/3, 5 ED AS UMC est plutôt sophistiquée, avec 16 éléments en 11 groupes dont deux éléments asphériques et 2 en verres à faible dispersion. Toutefois, il ne faut pas espérer les performances optiques très élevées du Canon TS-E 24 mm f/3, 5 L de deuxième génération ou celles, un peu moindres, du Nikon PC-E 24 mm f/3, 5 D ED. À sa pleine ouverture, l’objectif coréen produit des images molles, dues à une sous-correction des aberrations sphériques, et ce, malgré l’emploi de deux éléments asphériques, censés d’éliminer le défait en question. Il est donc nécessaire de fermer le diaphragme à f/5, 6 pour obtenir un piqué satisfaisant au centre et à f/11 pour une homogénéité convaincante entre le centre et les bords de l’image. Aux ouvertures de travail « courantes» en paysage et en architecture (entre f/8 et f/16), la qualité optique est très satisfaisante sans pour autant atteindre celle des ténors parmi les objectifs à décentrement et bascule, nettement plus onéreux. Le décentrement tend à déstabiliser l’équilibre optique : même en vissant le diaphragme à f/16, il subsiste une zone floue, située sur les bords en direction du décentrement (bords supérieurs en cas de compensation de contre-plongée). Mais il s’agit là d’un phénomène qui n’épargne aucun de ces objectifs spécialisés. Quant à l’ouverture f/22, elle commence à détériorer le piqué.
Piqué (décentrement modéré)

Brasserie des tanneurs, Colmar/Alsace. Canon 5D Mark II, Samyang T-S 24 mm f/3,5 ED AS UMC, f/11, 3,2 s à 100 ISO.