Questions Photo

Le D750 et ses 24 millions de pixels, un compromis idéal ?

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L’excès de netteté à l’écran nuit à la beauté des grands tirages

Un écueil délicat à comprendre pour le débutant est celui du bon réglage de son appareil en fonction de la taille d’agrandissement souhaité. Le problème ne se pose pas en RAW, car tous les réglages sont réversibles en post-traitement, mais en JPEG un niveau de netteté trop élevé se traduit souvent par des « franges blanches » d’accentuation qui soulignent les détails, par exemple des branches d’arbre sur fond de ciel bleu. Or si on agrandit ensuite l’image, ces franges deviendront de plus en plus visibles, alors qu’en petit format elles seront moins perceptibles. Comme le petit format met en valeur les détails de taille moyenne (les plus petits étant trop petits pour être sur le papier), on a intérêt à les faire ressortir en les accentuant un peu, alors que pour un grand tirage regardé de près, on cherche la finesse.

Réglage de clarté dans les menus de personnalisation des Styles d’image.

Nous avions eu l’occasion de critiquer Nikon et de mettre en garde le lecteur sur le niveau trop élevé d’accentuation en JPEG standard du Nikon D800 ; la marque a réagi lors du lancement du D810 en intégrant un nouveau réglage de qualité d’image, heureusement repris sur le D750 : la commande Clarté, qui correspond à la même fonction dans Photoshop et Ligthroom, et bien sûr dans le logiciel maison Capture NX-D, permet d’augmenter la sensation de netteté par modification du microcontraste et non par création d’une frange entourant les détails marqués. Cette commande est très sensible, mais ceux qui ont des contraintes les amenant à privilégier le JPEG apprendront vite à l’apprivoiser, en jouant moins qu’auparavant sur l’accentuation. En tout état de cause,  un JPEG un peu terne pourra être « dopé » au dernier moment en fonction de la taille de sortie du tirage ; un JPEG trop agressif est beaucoup plus délicat à corriger.

 

 

Les effets du réglage de clarté sont très puissants, sans générer de franges blanches, mais ils peuvent par contre créer dans certains cas des effets de halos disgracieux.

 

 

Photo de voyage : faire entrer de la vie dans vos portraits

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Approche technique du portrait

Un portrait réussi dépend de l’alchimie entre le photographe et son sujet, mais peut parfois être un vrai défi technique. De par son nom, nous attribuons généralement le format vertical au portrait, plus conventionnel que le format horizontal. Les règles de compositions classiques (règle des tiers…) sont valables pour le portrait, mais n’excluent pas d’essayer des cadrages moins courants, comme ne montrer qu’une partie d’un visage. Les meilleurs portraits ne sont pas nécessairement ceux pris de face, des vues de trois quart ou en plongée sont également intéressantes et intrigantes, tout dépend de votre intention. Se mettre à niveau du sujet, le photographier en plongée ou contre-plongée ne véhiculera pas non plus le même message : tantôt il le mettra en position de faiblesse, tantôt en position de force.

L’angle de prise de vue de cette petite fille (plongée) traduit très bien sa personnalité et fait ressortir son caractère boudeur.

En portrait, mes objectifs de prédilection sont les 105 mm f/2,8 et le 70-200 mm f/2,8. Je choisis toujours une faible profondeur de champ, entre f/2,8 et f/4,5 pour apporter un beau flou à l’arrière-plan, ça le rend le plus discret possible, fait ressortir le sujet et apporte de la douceur. Attention, si vous utilisez un objectif plus large, en-dessous de 35 mm, et que vous vous placez très près du sujet, son visage sera déformé.

Je veille toujours à soigner l’arrière-plan, aussi bien au niveau des textures que des couleurs, pour que le visage ne se confonde pas avec le fond. Si besoin, je déplace un peu la personne. Je fais toujours la mise au point sur l’œil dominant, c’est lui qui captera l’attention du spectateur et fera passer la personnalité du modèle. Après avoir déclenché une première fois et vérifié mes réglages, je multiplie les vues en mode rafale, non seulement pour saisir différentes expressions du visage, mais aussi pour éviter les yeux fermés ; peu à peu la personne qui pose va se relâcher.

Il est difficile parfois de se détacher de son objectif, par peur de manquer l’instant décisif. Photographier à l’aide d’un trépied et d’un déclencheur à fil peut être la solution, même en portrait : vous pouvez ainsi communiquer avec votre sujet et déclencher lorsque vous apercevez une belle attitude.

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Cet article est extrait du livre de Céline Jentzsch, Les secrets de la photo de voyage, qui sera publié aux éditions Eyrolles le 29 octobre 2015. 200 pages, format 17 × 23, 24 €. Un livre en partenariat avec l’agence Photographes du Monde.

Au sommaire : Introduction au voyage photographique : Qu’est-ce que le voyage ? Homme ou femme photographe, quelle différence ? Premier voyage et grande découverte, démarche et éthique // Préparatifs avant le voyage : cibler son voyage, choisir son matériel, connaître son matériel // Pendant le voyage : se poser et repérer les lieux, établir le contact, journée type de prise de vue, conditions météorologiques // Notions techniques pour la prise de vue : bien exposer, choisir un mode de prise de vue, régler la balance des blancs à la prise de vue, enregistrer en JPE G ou en RAW, régler l’autofocus, savoir tenir son appareil photo // Création d’une image : composer son cadre, apporter des effets dans l’image, faire entrer la lumière dans l’image // Les grands sujets photographiques : personnes, paysages et nature, milieu urbain, sites touristiques et lieux de culte, fêtes, festivals et événements culturels, scènes de la vie courante, natures mortes, plans rapprochés et détails // Le reportage photographique : partir pour un reportage photographique, construire le chemin de fer, cadrer le reportage par un texte // Retour de voyage : premiers gestes, tri des photos et ajout des métadonnées, post-traitement, partage des images

Autodidacte, Céline Jentzsch s’est fait une réputation dans le monde de la photo de reportage de voyage grâce à des images délicates, sensibles et colorées. Elle collabore depuis 2010 à plusieurs magazines photo, participe à des jurys pour la Fédération photographique de France et a reçu le prix Polka lors d’une exposition à Strasbourg en 2014. Elle intègre l’agence de voyage Photographes du Monde cette même année, en tant que guide-photographe.

Filtres de densité neutre : mode d’emploi

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Sur le terrain

Lorsque le filtre est en place, il est impossible d’effectuer la mise au point et la composition à travers un viseur reflex. En mode LiveView ou avec un viseur électronique,  la transmission très réduite nécessite une amplification très forte de l’image qui se traduit par un fourmillement en plein jour ou une image inexploitable lorsque la lumière est défaillante. La mise au point et la composition doivent être effectuées avant la mise en place du filtre. Avec filtre à coefficient important, il faut souvent calculer l’exposition à la main : l’obturateur de la plupart des boîtiers est limité à 30 secondes pour la vitesse d’obturation la plus lente et lorsqu’on privilégie la profondeur du champ, ce seuil est souvent dépassé. Avec un filtre ND400 ou ND 1000, il est donc souvent préférable d’adopter le flux de travail suivant :

  • fixez l’appareil sur un trépied stable ;
  • réglez-le en mode Priorité ouverture (A ou Av) ou Manuel (M) ;
  • privilégiez le format RAW pour pouvoir corriger la balance des blancs à posteriori ;
  • effectuez le cadrage, puis fermez le diaphragme à la valeur souhaité ;
  • faites la mise au point manuellement ou à l’aide de l’AF de l’appareil ;
  • mémorisez le temps de pose  proposé par l’appareil ;
  • débrayez l’AF puis passez en mode M ou B (en fonction du temps de pose) ;
  • montez le filtre de densité neutre puis repérez le temps de pose indiqué par votre application pour smartphone (Long Exposure Calculators, NDCalc ou NDCalc 2), par le tableau ci-dessous (imprimez ce dernier puis emportez-en une copie sur le terrain)  ou alors calculé par vos soins ;
  • déclenchez l’appareil avec un déclencheur souple et/ou en mode miroir relevé, puis affichez l’aperçu et l’histogramme sur l’afficheur arrière ;
  • si nécessaire, corrigez l’exposition, puis déclenchez l’appareil à nouveau avec un temps de pose doublé (l’image  est trop sombre) ou divisé par deux (l’image est trop claire).

En plein jour, n’oubliez pas de masquer l’oculaire de l’appareil pour ainsi éviter des erreurs d’exposition. Pour cela, vous pouvez utiliser un voile noir, un bouchon d’objectif ou le cache prévu à cet effet. Dans la pratique, le coefficient de filtre diffère souvent de celui mis en avant par le fabricant (un filtre ND 3 possède donc souvent un coefficient plus proche de 900 ou de 1100 que de 1024). Faites donc des essais préalables pour en avoir le cœur net !  

 Après la prise de vue

Par définition, les filtres ND sont “neutres”, mais tous souffrent  en réalité d’une dominante couleur plus ou moins forte qui nécessite le passage par l’outil Balance des blancs de votre logiciel de développement RAW. Cette dominante colorée  frappe également les utilisateurs d’un filtre haut de gamme.  Bien qu’elle soit facile à corriger lors du traitement d’image (uniquement en RAW), pensez à emporter une charte grise qui peut être employée en tant que référence lorsque votre sujet de prise de vue n’en comporte pas.

Par défaut, le filtre Haida ND 1000 produit une dominante bleue et violette (bas à gauche). Après compensation de la balance des blancs (bas à droite) les couleurs correspondent à celles obtenues sans filtre (haut à droite).

Certains filtres dotés d’une monture « standard » tendent aussi à produire du vignetage avec un objectif grand-angle, défaut à corriger en plus du vignetage spécifique à l’objectif utilisé.

Par défaut, le filtre Hoya ND 400 produit une dominante jaune-verdâtre (bas à gauche) et un vignetage marqué (ici avec un objectif Voigtländer 20 mm). Après correction (bas à droite) de la balance des blancs et du vignetage (en plus des défauts optiques), l’image arbore des couleurs naturelles.

Macrophotographie : utiliser des objectifs d’agrandisseur (2)

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Tube allonge hélicoïdal

Le complément idéal d’un objectif d’agrandissement, c’est lui ! Construit comme un objectif, mais sans lentilles et bague de diaphragmes, un tube allonge hélicoïdal procure à un objectif d’agrandisseur de quoi faire varier le tirage et le rapport de reproduction tout en restant beaucoup plus maniable qu’un soufflet-allonge. Lorsque le tirage est faible, la mise au point se fait avec la bague intégrée, lorsqu’il est important, il s’effectue via le déplacement de l’ensemble objectif-tube-boîtier.

Tube allonge hélicoïdal de production chinoise à monture avant et arrière à vis M 42 à extension minimale (36 mm). Avec son amplitude de 54 mm, il est parfaitement adapté à la macrophotographie avec des objectifs 50, 75 et 80 mm.

L’extension maximale de 90 mm permet ici d’atteindre le rapport 0,82 x avec un objectif Nikkor-EL 80 mm f/5,6

S’il est possible de trouver des tubes télescopiques de marque (Pentax, Olympus, Schneider, Rodenstock ou Zörk) sur le marché, neuf comme d’occasion, les modèles chinois offrent indéniablement un rapport qualité-prix bien plus séduisant, d’autant plus que leur réalisation mécanique s’avère fort correcte. Il est possible de trouver, sur le site d’enchères le plus populaire, différents modèles avec une amplitude entre 12 et 17, 17 et 31, 25 et 55 ou 36 et 90 mm, proposé à des tarifs entre 25 et 60 euros en fonction de leur taille.  Si les deux premiers se prêtent à une utilisation à l’infini des objectifs d’agrandisseur (application possible, mais moins courante), les deux autres peuvent servir à la macrophotographie. Pour ma part, j’ai opté pour le modèle le plus grand (35-90 mm) qui offre les rapports de reproduction suivants (capteur 24 x 36). Multipliez les valeurs par  1,5 (Nikon, Sony, Pentax, Samsung) ou 1,6 (Canon) pour obtenir l’équivalence de cadrage avec un boîtier à capteur APS-C.

  • de 0,7 à 1,9 x avec un objectif 50 mm ;
  • de 0,16  à 0,9 x avec un objectif 75 mm ;
  • de 0,14 à 0,82 x avec un objectif 80 mm ;
  • de l’infini à 0,45 x avec un objectif 105 mm.

Un ensemble très qualitatif et-surtout-très maniable : Fujinon-EX 75 mm f/4,5 et tube télescopique chinois. L’ensemble se fixe au boîtier par l’intermédiaire d’une bague M 42 – Canon EF.

Si les rapports de reproduction maximaux ne sont pas aussi importants que ceux offerts par un objectif macro spécialisé Laowa 60mm f/2.8  ou Canon MP-E 65mm f/2.8 1-5x , il ne faut pas négliger l’aspect financier : l’ensemble composé de l’ objectif d’agrandissement, du tube télescopique et de deux bagues d’adaptation  ne devrait pas coûter plus de 100 euros alors que l’objectif macro chinois et le spécialiste japonais sont respectivement commercialisés à des tarifs quatre et dix fois plus importants ! Notez qu’il est possible d’obtenir des rapports de reproduction plus importants en montant l’objectif d’agrandisseur sur un soufflet macro ou en ajoutant des tubes allonge. Mais au-delà du rapport 2 x, la prise de vue se complique progressivement, par manque de lumière et de profondeur de champ.

Macrophotographie : utiliser des objectifs d’agrandisseur (1)

Canon EOS 5D Mark III, Fujinon -EX 75mm f/4,5 + tube allonge hélicoïdal, 1/800 s à f/8, 800 ISO.

Choisir un objectif d’agrandisseur pour la macro

La focale d’un objectif d’agrandissement est traditionnellement associée au format du négatif. La surface de ce dernier doit être intégralement couverte par l’objectif, sans produire un vignetage dans les coins de l’image. Pour le format 24 x 36, on préconisait une focale de 50 mm, pour les formats 4,5 x 6, 6 x 6 et 6 x 7 cm, des focales de 75, 80 et 90 mm. À noter aussi la présence d’objectifs grands-angles (Rodagon-WA ou Apo-Componon HM), permettant d’obtenir des rapports d’agrandissement plus élevés sans pour autant augmenter la longueur de la colonne d’agrandisseur.

Beaucoup de photographes restent très attachés à leurs marques fétiches, portant à nues leurs produits préférés et vouant aux gémonies ceux ne trouvant pas grâce devant leurs yeux. Pour citer deux exemples, l’Angénieux 48G-10 48 mm f/4 et les Leitz Focotar WA  40 mm f/2, 8 et Focotar-2 50 mm f/4, 5 commandent toujours des prix impressionnants sur le marché d’occasion alors que les Meopta Meogon-S 50 mm f/2, 8 et Meogon 50 mm f/5, 6, de performances optiques tout aussi exemplaires, sont parfois bradés à des prix dérisoires. Certains utilisateurs ne jurent que par les performances des objectifs apochromatiques — mais lorsqu’il faut dépenser plusieurs centaines d’euros pour les acquérir, on peut sérieusement s’interroger sur leur intérêt pour la macrophotographie puisqu’il existe déjà d’excellents objectifs macro permettant de travailler beaucoup plus confortablement ! Heureusement, les objectifs d’agrandisseur les plus répandus (Rodagon, Componon-S, Nikkor-EL, Meogon, Neonon, etc.) offrent de très bonnes performances, sous condition de choisir un modèle à 5 ou 6 lentilles. En revanche, évitez les modèles à 4 (moins homogènes et proposés à des prix d’occasion équivalents) et 3 lentilles. Ces dernières nécessitent une fermeture du diaphragme à f/11 pour produire un piqué satisfaisant — or, à cette valeur d’ouverture, la diffraction commence déjà à annihiler les fins détails du sujet…

Canon EOS 5D Mark III, objectif d’agrandissement Nikkor-EL 50 mm f/2,8 + tube allonge hélicoïdal, 1/80 s à f/8, 800 ISO (éclairage au flash annulaire Canon MR-14 EX). Pour saisir cette araignée crabe minuscule, j’ai opté pour une focale de 50 mm, permettant d’obtenir un rapport de reproduction plus important. En revanche, la distance de travail se réduit comme une peau de chagrin, nécessitant de positionner la lentille frontale à quelques centimètres seulement du sujet. Heureusement, celui-ci a été très patient.

  •  La focale de l’objectif détermine à la fois les rapports de reproduction minimaux et maximaux que vous pouvez obtenir en associant l’objectif à un soufflet macro, des tubes-allonge ou un tube hélicoïdal. Il est alors parfois possible d’obtenir une mise au point à l’infini avec des objectifs d’agrandisseur conçus pour les grands formats (80, 90 mm ou plus) alors que les objectifs d’une focale de 50 mm ou moins se prêtent à merveille à des rapports de reproduction supérieurs entre 1 et 3 fois, et même au-delà s’ils sont montés à l’envers.
  • De manière générale, la distance de travail est proportionnelle à la focale de l’objectif. Il est donc plus facile de photographier des sujets craintifs avec un objectif à focale plus longue et l’éclairage est également plus aisée.
  • La focale influe aussi sur le rendu de l’arrière-plan : plus elle est longue, plus l’arrière-plan est compressé et plus celui-ci parait flou. Avec un 80 mm, il est  plus facile d’obtenir un arrière-plan « neutre » (qui ne détourne pas le regard du sujet principal) alors qu’avec un 50 mm cela s’avère plus difficile.
  •  Rappelons que la pleine ouverture d’un objectif d’agrandisseur sert en premier lieu à la mise au point. Un objectif ouvrant à f/2,8 est donc plus facile à utiliser qu’un autre ouvrant à f/5,6 même si ce dernier offre parfois un piqué homogène sans avoir à fermer le diaphragme.
  • Si possible, privilégiez des objectifs à conception moderne dont les lentilles sont traitées multicouche. Le plus souvent, ils offrent un pouvoir de contraste plus élevé  en plus d’une meilleure protection contre le flare et les images fantômes. Cependant, n’attendez pas des miracles. Le revêtement antireflet des objectifs d’agrandisseur est le plus souvent moins sophistiqué que celui des objectifs de prise de vue.
  • Un dispositif de présélection facilite la mise au point ; il permet de faire le point à pleine ouverture puis de fermer rapidement le diaphragme à l’ouverture de travail.
  • Si la plupart des objectifs d’agrandisseur possède une monture à filetage « Leica » (M 39), facile à adapter sur un dispositif de mise au point, certains sont dépourvus d’un filetage avant pour le montage à l’envers. Cela étant dit, ce dernier ne s’impose que pour atteindre des rapports d’agrandissement plus importants avec des objectifs à formule dissymétrique.

À suivre. Dans la prochaine et dernière partie de cet article, je vous présenterai comment adapter les objectifs d’agrandisseur sur un boitier et comment les employer sur le terrain. Rendez-vous dans quelques jours !

Composition : la règle des tiers revisitée

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Souvent élevée au statut de règle presque universelle, la règle de tiers n’est pas pour autant une réponse passepartout à toutes les questions de composition. Bien au contraire, puisqu’elle empêche de nombreux photographes à évoluer dans une discipline ou la progression ne se fait pas sans de véritables études de l’histoire de l’art et de la photographie et des œuvres des photographes célèbres.

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Nikon D810 et hauts ISO

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Quelques vues touristiques au cours d’un séjour londonien où le D810, équipé d’un zoom de base 24-120 mm f/4, était configuré en ISO automatiques avec un maximum fixé à 6 400 ISO permettent de conclure cet article en constatant que le traitement Prime de DxO en mode automatique permet de bien préserver les détails de ces prises de vue toutes faites à 6 400 ISO. Dire qu’il y a 8 ans la présentation du D3, suivie un an après de celle du D700 équipé du même capteur,  avait fait découvrir qu’il était possible d’opérer en numérique à 6 400 ISO et de faire des images très exploitables en format A3… Aujourd’hui, à la même sensibilité, des tirages d’exposition en 60 × 90 cm sont à la portée du D810 du moment que l’on travaille en RAW et que l’on configure avec soin son post-traitement.

 

Exemples de prises de vue NEF à 6 400 ISO du D810, développement par DxO Optics Pro (vue d’ensemble et crop 100 %).

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Cet article est extrait de l’e-book « Le Nikon D810 – Réglages, tests techniques et objectifs conseillés » qui vient de paraître aux éditions Eyrolles, ISBN 978-2-212-85434-3 (276 pages, 18,99 €). Inclus : 103 tests d’objectifs Nikon et compatibles.

Au sommaire :

Le D810, la haute définition au sein d’un large système. Le système Nikon F ● La gamme Nikon FX

Construction et ergonomie du D810. Technologie et fabrication (systèmes de visée et de mise au point, mesure de la lumière, stockage des images, alimentation et batterie, système de flash…) ● Prise en main et ergonomie

Réglages conseillés pour le D810. Réglages de prise de vue (format de fichiers, zone et taille d’image, Picture control, niveau de netteté, D-Lighting actif, modes d’exposition et réglage ISO, mesure de la lumière, balance des blancs, autofocus…)  ● Conseils pour la vidéo (exposition, enregistrement du son…)

Post-traitement des fichiers du D810. Traitements dans le boîtier (conversion des NEF, traitement des JPEG, options créatives) ● Traitements des NEF (anciens logiciels Nikon, Capture NX-D, logiciels Adobe Photoshop, Capture One, DxO Optics Pro) ● Optimisation des NEF (réduction du bruit, accentuation de la netteté, suppression du moiré) ● Montage des vidéos

Performances et essais du D810. Performances du capteur ● Qualité des fichiers ● Mesures de piqué des objectifs ● Défauts optiques (vignetage et correction, aberrations chromatiques…)

Choisir ses objectifs pour le D810. Choix tout terrain : les zooms amateurs ● Zooms experts en longue focale ● Un bon compromis : les zooms pro f/4 ● Reportage pro : les zooms f/2,8 ● Les focales fixes grands-angles ● Les fixes standard et moyenne focale ● Macro et architecture ● Les longues focales fixes

Tests de 22 objectifs zoom. Nikkor 14-24 mm f/2,8 AF-S G ED ● Tamron 15-30 mm f/2,8 SP Di VC USD  ● Nikkor 16-35 mm f/4 AF-S G ED VR ● Nikkor 17-35 mm f/2,8 AF-S ED ● Nikkor 18-35 mm f/3,5-4,5 AF-S G ED ● Nikkor 24-70 mm f/2,8 AF-S G ED ● Tamron 24-70 mm f/2,8 SP Di VC USD ● Nikkor 24-85 mm f/3,5-4,5 AF-S G ED VR ● Nikkor 24-85 mm f/2,8-4 AF-D ● Sigma 24-105 mm f/4 DG OS HSM Art ● Nikkor 24-120 mm f/4 AF-S G ED VR ● Nikkor 28-70 mm f/2,8 AF-S ED ● Nikkor 28-300 mm f/3,5-5,6 AF-S G ED VR ● Sigma APO 50-500 mm f/4,5-6,3 DG OS HSM ● Nikkor 70-200 mm f/4 AF-S G ED VR ● Nikkor 70-200 mm f/2,8 AF-S G ED VRII ● Tamron 70-200 mm f/2,8 SP Di VC USD ● Nikkor 70-300 mm f/4,5-5,6 AF-S VR IF ED ● Nikkor 80-400 mm f/4,5-5,6 AF-S G ED VR ● Sigma APO 120-300 mm f/2,8 EX DG OS HSM ● Sigma 150-600 mm f/5-6,3 DG OS HSM Sports ● Nikkor 200-400 mm f/4 AF-S G IF ED VR

Tests de 36 objectifs fixes autofocus. Nikkor 20 mm f/2,8 AF-D ● Nikkor 20 mm f/1,8 AF-S G ED ● Nikkor 24 mm f/2,8 AF-D ● Nikkor 24 mm f/1,4 AF-S G ED ● Sigma 24 mm f/1,4 DG HSM Art ● Nikkor 28 mm f/2,8 AF-D ● Nikkor 28 mm f/1,8 AF-S G ● Nikkor 28 mm f/1,4 AF-D ● Nikkor 35 mm f/2 AF-D ● Nikkor 35 mm f/1,8 AF-S G ED ● Nikkor 35 mm f/1,4 AF-S G ED ● Sigma 35 mm f/1,4 DG HSM Art ● Nikkor 50 mm f/1,8 AF ● Nikkor 50 mm f/1,8 AF-S G ● Nikkor 50 mm f/1,4 AF-S G ● Sigma 50 mm f/1,4 DG HSM Art ● Sigma 50 mm f/1,4 EX DG HSM ● Nikkor 58 mm f/1,4 AF-S G ED ● Micro Nikkor 60 mm f/2,8 AF-S G ED ● Nikkor 85 mm f/1,8 AF-S G ● Nikkor 85 mm f/1,4 AF-D ● Nikkor 85 mm f/1,4 AF-S G ● Sigma 85 mm f/1,4 EX DG HSM ● Micro Nikkor 105 mm f/2,8 AF-S VR G IF ED ● Sigma 105 mm f/2,8 DG EX OS HSM ● Nikkor 105 mm f/2 AF-D DC ● Nikkor 135 mm f/2 AF-D DC ● Sigma 150 mm f/2,8 DG EX OS HSM ● Micro Nikkor 200 mm f/4 AF-D ● Nikkor 200 mm f/2 AF-S G IF-ED VR ● Nikkor 300 mm f/4 AF-S IF ED ● Nikkor 300 mm f/4 E AF-S E PF ED VR ● Nikkor 300 mm f/2,8 AF-S G IF-ED VR ● Nikkor 400 mm f/2,8 E AF-S FL ED VR ● Sigma APO 500 mm f/4,5 EX DG HSM ● Nikkor 600 mm f/4 AF-S G IF-ED VR

Test de 45 objectifs fixes à mise au point manuelle. Samyang 14 mm f/2,8 ED AS IF UMC ● Zeiss Distagon T* 15 mm f/2,8 ● Nikkor 18 mm f/3,5 AI-S ● Zeiss Distagon T* 18 mm f/2,8 ● Nikkor 20 mm f/2,8 AI-S ● Zeiss Distagon T* 21 mm f/2,8 ● Nikkor 24 mm f/3,5 PC-E ED ● Samyang 24 mm f/3,5 TIL-SHIFT ED AS UMC ● Nikkor 24 mm f/2,8 AI-S ● Nikkor 24 mm f/2 AI-S ● Samyang 24 mm f/1,4 ED AS UMC ● Zeiss Distagon T* 25 mm f/2 ● Nikkor 28 mm f/2 AI-S ● Zeiss Distagon T* 28 mm f/2 ● Nikkor 28 mm f/2,8 AI-S ● Nikkor 35 mm f/2 AI-S ● Zeiss Distagon T* 35 mm f/2 ● Nikkor 35 mm f/1,4 AI-S ● Samyang 35 mm f/1,4 AS UMC ● Zeiss Distagon T* 35 mm f/1,4 ● Nikkor 45 mm f/3,5 PC-E ED ● Nikkor 50 mm f/2 AI ● Zeiss Makro Planar T* 50 mm f/2 ● Nikkor 50 mm f/1,8 AI-S ● Nikkor 50 mm f/1,4 AI-S ● Samyang 50 mm f/1,4 AS UMS ● Nikkor 50 mm f/1,2 AI-S ● Micro Nikkor 55 mm f/2,8 AI-S ● Zeiss Otus 55 mm f/1,4 ● Nikkor 58 mm f/1,2 AI-S ● Micro Nikkor 85 mm f/2,8 PC-ED ● Nikkor 85 mm f/1,8 non AI ● Nikkor 85 mm f/1,4 AI-S ● Samyang 85 mm f/1,4 IF AS UMC ● Zeiss Otus 85 mm f/1,4 ● Zeiss Planar T* 85 mm f/1,4 ● Samyang 100 mm f/2,8 ED UMC Macro ● Zeiss Makro Planar T* 100 mm f/2 ● Micro Nikkor 105 mm f/2,8 AI-S ● Nikkor 105 mm f/2,5 F ● Nikkor 105 mm f/2,5 AI-S ● Nikkor 135 mm f/2,8 AI-S ● Nikkor 135 mm f/2 AI-S ● Zeiss Apo Sonnar T* 135 mm f/2 ● Nikkor 180 mm f/2,8 AI-S

 

 

Affinity Photo : l’interface Développement (1)

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Transformation monochrome

Si l’interface d’édition Bitmap du logiciel offre de nombreuses manières de transformer une image en noir et blanc et d’en parfaire les tonalités, il est également possible d’effectuer la conversion plus en amont, dans l’interface Développement. A cette fin, la commande Noir et blanc vous propose six curseurs qui interviennent sur les couleurs issues des synthèses additives (RVB) et soustractives (CMJ).  Pour éclaircir une couleur, poussez le curseur correspondant à droite, pour l’assombrir, tirez-le à gauche. Malheureusement, le logiciel ne fournit aucun paramètre prédéfini (Tri-X, etc.)  pour vous aider à retrouver un rendu d’antan.

Les outils Noir et Blanc et Séparation des tons dans l’onglet Tons permettent de produire de belles images monochromes.

Les commandes du panneau Séparation des tons s’apparentent à ceux du panneau Virage partiel de Camera Raw et Lightroom. Vous pouvez les utiliser pour  séparer les tons clairs des tons foncés et pour ainsi attribuer à chacune des deux gammes de tons une teinte (curseurs Teinte) et d’en définir la saturation des couleurs (curseurs Saturation). Le curseur Balance permet de privilégier la teinte de l’une des gammes de tons au détriment de la teinte de l’autre. Le curseur Intensité de l’onglet Détails permet d’ajouter du bruit sous forme de grain. En cochant l’option Gaussien, la texture demeure monochrome, l’option Couleur introduit des pixels colorés, mieux adaptés à des images en couleurs.

Outils de correction locale

Application d’un masque gradué de type linéaire. Il est également possible de choisir une forme circulaire ou elliptique.

Les corrections locales de Photo suivent la même logique que celle déjà utilisée dans Capture One Pro et Camera Raw/Lightroom. L’onglet Superpositions permet de choisir entre un masque à opacité graduelle (Superposition de dégradés) ou fixe (Superposition de pinceaux). Dans le premier cas, il suffit de superposer, avec votre souris, un tracé à l’image, puis de choisir la ou les corrections à appliquer à partir de l’onglet Basique ; dans le second, de sélectionner l’outil Pinceau de superposition (B) puis de peindre au pinceau les parties de l’image auxquelles vous souhaitez appliquer les corrections.

  •  Le masque de l’outil Dégradé de superposition (G) se décline en trois versions : le masque linéaire correspond à celui appliqué par l’outil Gradué, les masques Elliptique et Radial ressemblent à ceux appliqués par le filtre Radial de Camera Raw et Lightroom.
  •  Il est possible de contrôler le diamètre (Taille) et la progressivité des contours  (Dureté) du pinceau. Pour effacer le masque, activez l’outil Gomme de superposition (E), puis passez avec le curseur de votre souris sur les parties préalablement peintes au pinceau. L’option Prise en compte des bords facilite la sélection des zones à corriger,  en fonction de leurs tonalités et couleurs.

Les outils de correction locale sont très puissants. ici, j’ai créé trois calques, un premier pour appliquer un effet gradué au ciel, un deuxième pour augmenter la luminosité et le contraste du premier plan puis un troisième pour mieux ressortir les détails dans les arbres. Notez qu’il est encore impossible de renommer les calques tout comme les instantanés. Si ces derniers permettent d’enregistrer différentes étapes de traitement, ils ne sont pas sauvegardés lors de la fermeture du fichier.

Flux de production

A l’heure actuelle, on ne peut pas encore parler d’un véritable flux de travail pour le développement des fichiers RAW. Ces derniers sont ouverts les uns après les autres dans l’interface Développement, soit à partir d’un explorateur de fichiers tel que Bridge (fourni avec Photoshop…) ou Perfect Browse, soit en passant directement par la commande Ouvrir ou le  Navigateur Multimedia d’Affinity Photo. L’architecture du logiciel interdit une utilisation en tant qu’éditeur externe d’un catalogueur d’images tel qu’Aperture ou Lightroom – si le transfert vers Photo fonctionne, il n’en va pas de même pour le rapatriement du fichier modifié au sein du catalogue – au lieu de la commande Enregistrer (qui enregistre un fichier propriétaire à l’extension « .afphoto »), le logiciel impose une exportation (Fichier>Exporter) qui casse le lien entre l’original et la copie Bitmap modifiée….

Pour l’enregistrement des paramètres de développement, le tableau est pour l’instant aussi sombre. En fait, les développeurs du logiciel ont oublié d’établir un système de fichiers annexes permettant de sauvegarder les paramètres appliquées au sein de l’interface Développement – à chaque nouvelle ouverture d’un fichier, celui-ci est donc vierge de toute modification ! C’est d’autant pus rageant que le logiciel propose une fonction Historique, répertoriant l’ensemble des ajustements, et une fonction Instantanés, enregistrant différents états de traitement. Mais uniquement tant que l’image reste ouverte dans l’interface Développement. Le fait de pouvoir attribuer des métadonnées GPS au sein de l’onglet Emplacement n’est donc qu’une faible consolation – là encore, les métadonnées ne sont pas enregistrées autrement que dans le fichier final. Autre découverte étrange : s’il est possible d’enregistrer des préréglages, ces derniers se bornent aux réglages de l’onglet en question, nécessitant de sauvegarder un fichier par onglet d’outils et rendant ainsi la sauvegarde d’un jeu de préréglages maîtres impossible. Enfin, sachez que les développeurs d’Affinity Pro n’ont pas seulement boudé les XMP et XML, mais ils ignorent également la norme IPTC ! C’est impardonnable, car si la gestion des métadonnées est une des caractéristiques sine qua non d’un catalogueur, elle sied aussi bien à un éditeur d’images, Photoshop en est la preuve par l’exemple.

En guise de conclusion

Peut-on comparer l’interface Développement d’Affinity Pro à Camera Raw ? Pour répondre à cette question, il faut tenir compte de la différence d’age de ces deux modules de développement RAW. Si Affinity Photo vient tout juste de joindre le rang des éditeurs photo après plus de quatre années de développement, Camera Raw est un des doyens en matière de développement RAW puisqu’il existe depuis 2003. Il n’est donc guère étonnant que le module d’Affinity Photo soit moins abouti que celui de Photoshop. En matière de qualité d’image, le rendu par défaut étant à la fois plus saturé, plus contrasté, moins défini et plus bruité qu’avec Camera Raw, et en matière de productivité, le module ne bénéficiant pas, à l’heure actuelle, d’un environnement de production à la hauteur de celui  de son alter ego d’outre-atlantique (Adobe Bridge, fichiers annexes XMP, prise en charge des métadonnées IPTC, gestion des paramètres de développement et du traitement par lot, etc.). Pour ce qui est des outils de développement, Affinity Photo est également moins bien doté. Cela commence par l’absence de profils de couleur et de correction optique, se poursuit par celle des modes de fusion panorama et HDR et finit par la faiblesse actuelle des outils de réduction du bruit. Si la sortie d’Affinity Pro s’annonce sous les meilleures auspices (l’interface Photo est simplement superbe), les développeurs ont encore du pain sur la planche pour rendre l’interface Développement utilisable dans un contexte de production. Espérons qu’ils y parviennent rapidement pour qu’Affinity Pro devienne une alternative crédible à Photoshop. En attendant, l’interface Développement peut déjà convenir à un usage occasionnel, parallèlement à celui de Camera Raw, Lightroom, Capture One Pro, Photo Ninja ou DxO Optics Pro.

Canon EF 50 mm f/1,8 STM : le nouveau standard économique

50STM-04

 Performances optiques

Afin d’évaluer les performances optiques des trois objectifs, j’ai photographié une grande mire (100 x 150 cm) à différentes ouvertures (de l’ouverture maximale à f/16). La mire est composée de pas moins de 17 zones d’analyse qui permettent de mesurer la résolution et l’aberration chromatique sur l’ensemble du champ cadré. Pour obtenir un éclairage homogène et uniforme de la mire, j’ai utilisé deux flashs de studio dotés de parapluies réflecteurs et un flashmètre pour vérifier et contrôler l’uniformité de l’éclairement de la mire. Le mode LiveView et la fonction Loupe au grandissement maximal m’ont permis d’effectuer une mise au point manuelle très précise. Pour mesurer la fonction de transfert de modulation (FTM) à 50 %, je me suis servi du logiciel Imatest Master, dans sa version 3,6. Ce même logiciel m’a également permis de quantifier l’aberration chromatique latérale. Notez que les chiffres relevés ne sont pas comparables à ceux mesurés par d’autres testeurs utilisant le même logiciel (photozone.de, traumflieger.de, etc.), car ils émanent d’une part du matériel utilisé pour la prise de vue (ici un EOS 5D Mark II) et d’autre part de la préparation des fichiers utilisés pour l’analyse (ici des fichiers RAW convertis au format JPEG dans Camera Raw 9.0 avec des paramètres par défaut pour l’accentuation).

Les appréciations de qualité dans le texte font référence à la fois à la valeur de transfert de modulation (FTM), mesurée en paires de lignes par hauteur d’image (LW/PH), et le format de tirage (A3 ou A2). Plus ce dernier est important, plus les performances de l’objectif doivent être élevées pour révéler tous les détails du sujet.

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